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Podcast: «graubünden nachhaltig»

Le projet NPR «Programm graubünden nachhaltig» («Grisons durables») a pour objectif de développer durablement la marque «Grisons» et son réseau régional. Une vingtaine de partenaires émanant de différents secteurs échangent leurs idées dans le cadre de ce programme qui vise à promouvoir le développement durable de la région. Nos invités Tanja Jacobson, Marc Kollegger et Michael Caflisch expliquent de quoi il retourne et comment se déroule la collaboration entre les différents partenaires.

Faire des Grisons une région durable

«La marque Graubünden («Grisons») se veut être un acteur du changement. Le projet NPR «Programm graubünden nachhaltig» («Grisons durables») crée les conditions-cadres permettant un développement commun des partenaires de ladite marque», explique Tanja Jacobson, Responsable de programme «graubünden nachhaltig». L’objectif est de développer les Grisons dans les trois dimensions de la durabilité, à savoir économique, écologique et sociale. Un tel développement permettra aux partenaires du canton d’assurer leur pérennité tout en améliorant leurs performances du point de vue de la durabilité.

Tanja Jacobson et son équipe veillent à ce que des partenaires émanant de secteurs très divers se rencontrent, échangent, développent de nouvelles idées et solutions et encouragent les innovations en matière de durabilité. Le format retenu dans ce contexte, à savoir l’«atelier», est particulièrement conçu pour favoriser cet échange.

«La contribution de la marque Grisons consiste à diriger, organiser et animer le processus de développement durable au sein du réseau éponyme.»

La marque «Grisons»

Du jus de pomme régional en lieu et place du jus d’orange importé

Les partenaires de la marque Grisons contribuent activement à l’avenir de leur espace de vie et économique commun tout en profitant du réseau existant. Les services de psychiatrie des Grisons (PDGR) en sont un exemple: s’inspirant des échanges développés au sein du réseau, les PDGR servent désormais, lors de leurs apéritifs, du jus de pomme régional en lieu et place du jus d’orange importé. «Même de petites mesures peuvent avoir un impact», explique Marc Kollegger, directeur des PDGR. «Le jus de pomme a été très bien accueilli par les invités, surtout lorsqu’on leur a expliqué qu’il s’agissait d’un choix plus durable.» Les PDGR discutent par ailleurs également de questions plus larges en lien avec la durabilité:

  • Comment promouvoir la biodiversité sur les sites des cliniques Waldhaus et Cazis?
  • À quoi pourrait ressembler un concept de mobilité durable pour un fonctionnement 24 heures sur 24 qui inclurait les transports publics et individuels pour le personnel de la clinique?

En tant qu’employeur régional important, les PDGR ont une responsabilité tant envers ses patients qu’envers ses collaborateurs. La durabilité s’est donc imposée depuis longtemps comme étant un thème stratégique. «Les PDGR ont du retard à rattraper en la matière», déclare Marc Kollegger. La participation au projet NPR «Programm graubünden nachhaltig» («Grisons durables») est censée faciliter le développement de mesures de mise en œuvre concrètes.

Un programme de développement durable tourné vers l’avenir

Le «Programm graubünden nachhaltig» de mise en œuvre, financé par la NPR, s’étendra sur trois ans. La participation active des partenaires, tant sur le plan financier que sous forme de collaboration, est une condition préalable à tout cofinancement. Dans le cadre de la NPR, le canton des Grisons soutient ce programme en collaboration avec la Confédération; ce soutien consiste en une contribution à fonds perdus qui couvre un quart du coût total. Michael Caflisch, responsable du développement touristique du canton des Grisons, conclut: «Le programme NRP est convaincant car il favorise le renforcement de notre place économique et permet à de nombreux partenaires issus de différents domaines d’apporter une valeur ajoutée au canton.»

La marque «Grisons»

La marque «Grisons» a été lancée en 2003, suite à la demande du gouvernement de l’époque qui souhaitait la création d’une marque régionale intersectorielle afin de renforcer durablement l’attractivité économique du canton.

La marque «Grisons» a pour objectif de transmettre et de renforcer les valeurs fondamentales de la région – authenticité, bien-être et clairvoyance – auprès des habitants, des entreprises et des visiteurs. La marque doit contribuer à positionner les Grisons comme un lieu de vie, de travail et de détente attractif.

Le projet NPR «Programm graubünden nachhaltig» («Grisons durables») est l’un des nombreux instruments de travail adoptés par la marque Grisons pour atteindre cet objectif.

Weitere Informationen

Robotique pour les PME – rester compétitif avec le soutien de la NPR

Rendre la robotique accessible aux PME de la région du Rhin supérieur – tel est l’objectif du programme européen de soutien « Robot Hub Transfer ». Le Hightech Zentrum Aargau est partenaire du projet et transmet des connaissances, met en réseau et conseille les entreprises locales dans le domaine de la robotique. La Nouvelle politique régionale (NPR) participe financièrement à la création d’un réseau de robotique dans la région du Rhin supérieur. Découvrez en vidéo comment Hygentile teste l’automatisation robotisée de la manipulation des canettes dans la brasserie Mischmasch :

La pénurie accrue de main-d’œuvre qualifiée et la pression croissante de la concurrence mettent les entreprises au défi, y compris dans la région du Rhin supérieur : les entreprises doivent oser proposer de nouvelles solutions afin d’être bien préparées pour l’avenir. C’est là qu’intervient le projet européen Interreg « Robot Hub Transfer ».

Plus de compétences en robotique pour les entreprises de la région du Rhin supérieur

Le High Tech Zentrum Aargau (HTZ) est un partenaire du projet « Robot Hub Transfer » et transmet des connaissances, met en réseau et conseille les entreprises locales en matière de robotique. Il aide ainsi les PME à utiliser les robots de manière efficace et économique. Christoph Brunschwiler – expert en innovation et en technologie au HTZ – explique : « Nous plaçons l’entreprise au centre et veillons à ce qu’elle ait accès aux technologies appropriées, au savoir-faire nécessaire et aux aides financières adéquates ». En effet, les PME manquent souvent de connaissances techniques nécessaires pour tester et mettre en œuvre des systèmes robotiques de manière judicieuse et rentable.

Grâce à des analyses de la situation actuelle et à l’examen de la faisabilité et de la rentabilité, le projet «Robot Hub Transfer» crée une base de décision solide. Les PME peuvent ainsi évaluer si cela vaut la peine d’investir dans la technologie robotique. Le risque entrepreneurial peut être considérablement réduit.

La robotique dans la pratique : collaboration avec la PME locale Hygentile

Un exemple réussi, issu du réseau robotique de la région du Rhin supérieur est celui de Hygentile, une PME régionale spécialisée dans le remplissage et la fermeture de canettes. Chez les petits producteurs, le remplissage et la fermeture des canettes de boissons s’effectuent en plusieurs étapes. La solution développée par Hygentile regroupe ces différentes étapes en une seule, et ce dans un environnement sous gaz protecteur. Ainsi, la boisson n’est à aucun moment en contact avec l’air pendant tout le processus de remplissage et de fermeture, ce qui permet de mieux préserver l’arôme de la boisson et de prolonger sa durée de conservation. « L’innovation en matière de processus était déjà présente chez Hygentile, ce qui manquait, c’était l’automatisation de la manipulation des boîtes et des couvercles », explique Christoph Brunschwiler. La collaboration avec la FHNW s’est faite par l’intermédiaire de la HTZ. L’institut d’automatisation de la FHNW a étudié quelle solution permettrait d’automatiser la manipulation des boîtes et des couvercles lors du remplissage et de la fermeture. L’institut a ensuite développé un prototype fonctionnel en collaboration avec Hygentile.

Une telle innovation ne profite pas seulement à la microbrasserie Mischmasch, où cette étape d’automatisation a été testée, mais à toute la région du Rhin supérieur, comme le souligne Andreas Kunzmann de Hygentile : « On développe, produit et vend dans la région. Des prestations de service sont fournies et des entreprises sont créées, ce qui génère des emplois ».

Les subventions de la NPR, un facteur décisif

Grâce aux subventions de la NPR, la PME Hygentile, située dans la région du Rhin supérieur, a pu examiner comment améliorer son processus de remplissage et de fermeture. Pour en arriver là, l’échange de connaissances avec la FHNW ainsi que la coordination assurée par le HTZ entre les différentes parties prenantes ont été décisifs.

Coopération européenne dans le domaine de la robotique

« Robot Hub Transfer » est un projet soutenu par le programme de financement européen Interreg Rhin supérieur. Il accompagne les PME de la région dans l’introduction de la robotique. Ce projet transfrontalier réunit des partenaires d’Allemagne, de France et de Suisse. Son objectif est de faciliter le transfert de technologie dans le domaine de la robotique et de renforcer la compétitivité de la région du Rhin supérieur, grâce à la mise en réseau des instituts de recherche et des PME.

Pour rester compétitives dans un environnement marqué par la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, les PME de la région du Rhin supérieur ont tout intérêt à automatiser leurs processus à l’aide de robots. Or, elles manquent souvent les connaissances techniques nécessaires. C’est là qu’interviennent les partenaires du projet « Robot Hub Transfer ». L’objectif est de soutenir, d’ici l’automne 2026, une centaine de PME dans la région transfrontalière du Rhin supérieur (D, F, CH).

Liens:

IA pour PME – vers le futur numérique avec le soutien de la NPR

IA pour PME – vers le futur numérique avec le soutien de la NPR

Rendre l’intelligence artificielle (IA) accessible aux petites et moyennes entreprises de Suisse centrale, tel est l’objectif de l’association Local AI Community (LAC). Grâce à des conseils spécifiques, à la mise en réseau et à des ateliers pratiques, les entreprises peuvent acquérir les connaissances nécessaires pour utiliser l’IA de manière ciblée et rentable. Une offre qui a été rendue possible grâce au soutien financier de la Nouvelle politique régionale (NPR), qui a été investi dans l’infrastructure et la mise en place d’un hub d’intelligence artificielle (IA). Jetez un coup d’œil à notre vidéo pour voir comment cela fonctionne.

Langue vidéo: allemand avec sous-titres français

NRP im Terrain: Alaïa Chalet

La NPR sur le terrain: Alaïa Chalet

Situé sur la Commune de Lens, le projet de l’Alaïa Chalet consiste en la construction d’un centre de sports d’action, tant pour des activés d’extérieur que d’intérieur. Sur une surface totale de 3’500 m2, le projet envisage la construction d’infrastructures de haute qualité telles que des trampolines, des big-airs, des bacs à mousse, des skatepark, des murs de grimpe, etc… Il est également envisagé la construction d’un centre de formation aux médias digitaux en lien avec les activités pratiquées, ainsi que la construction d’un bar/lounge. Par sa réalisation, l’Alaïa Chalet sera la seule infrastructure de ce type en Suisse romande et la plus importante en Europe. Les infrastructures seront à la dispostion tant de sportifs de haut niveau pour leur préparation spécifique que du tout public.

Langue vidéo: français

NRP im Terrain: dzin.ch

La NPR sur le terrain: dzin.ch

L’économie collaborative est tendance et touche également le tourisme – et plus seulement via la location d’espaces ou de locaux privés. Il s’agit en effet également de partager des expériences, des passions et de favoriser des rencontres authentiques. Voilà l’idée qui se cache derrière la nouvelle plateforme dzin.ch, le projet NPR de l’Union fribourgeoise du tourisme et des Jeunes Chambres internationales du canton. Dzin signifie les gens en patois fribourgeois et ce sont justement des gens qui sont au cœur de la plateforme.

Langue vidéo: français

NRP im Terrain: Appenzeller Dinkel

La NPR sur le terrain: Appenzeller Dinkel

Le canton d’Appenzell Rhodes Intérieures oeuvre avec la NPR, pour la période 2016–2019, afin que l’industrie, notamment, utilise davantage la marque Appenzell pour renforcer cette dernière et augmenter la création de valeur ajoutée dans le canton. Un objectif pour lequel le canton a anticipé un marché. D’entente et en étroite collaboration avec l’Office de l’économie, la boulangerie Böhli d’Appenzell a lancé le projet «Appenzeller Dinkel» («épeautre appenzellois»).

Langue vidéo: allemand

NRP im Terrain: Zukunft Hasliberg

La NPR sur le terrain: Zukunft Hasliberg

Comment gérer les impacts de l’initiative sur les résidences secondaires? C’est pour répondre à cette question que le projet NPR «Zukunft Hasliberg» a été développé dans la commune de Hasliberg (BE): les actrices et les acteurs concernés tirent à la même corde pour préparer l’avenir de leur commune et de leur région en tenant compte du nouvel environnement. Le portrait vidéo réalisé par regiosuisse permet de se faire une idée générale de ce projet.

Langue vidéo: allemand

Stratégies régionales pour des territoires plus résilients et inclusifs

Pour un développement cohérent du territoire, les acteurs locaux coopèrent au-delà des communes. En alliant attractivité, services publics et durabilité, les stratégies régionales favorisent des territoires plus résilients et inclusifs.

Services publics et aménagement du territoire: trouver les tailles critiques dans les espaces fonctionnels

Dans son dernier rapport publié en 2024, le Conseil d’organisation du Territoire (COTER) constate qu’en comparaison avec les centres, les périphéries sont caractérisées par l’absence d’une masse critique de population et d’institutions affaiblissant le potentiel de cette dynamique d’acteurs nécessaire au développement durable. Si les grandes agglomérations peuvent s’appuyer sur leur taille critique pour mobiliser les ressources financières et humaines (ressources spécialisées et en quantité), les espaces ruraux et les régions de montagne font face à un déficit de ressources.

L’économie a fait le territoire; le territoire fait désormais l’économie

La loi sur l’aménagement du territoire (LAT) impose des collaborations régionales pour gérer les zones constructibles, impactant économiquement notamment les espaces ruraux et de montagne. Historiquement basées sur l’étalement urbain, ces régions doivent désormais miser sur un développement densifié pour attirer de nouveaux résidents. De nombreuses régions doivent miser sur un développement lié à la qualité de vie plutôt qu’à l’étalement urbain. La pendularité et le télétravail sont ainsi des opportunités. Ces résidents sont aussi des employés locaux, dans l’industrie notamment : attirer les talents nécessite désormais l’argument de la qualité de vie.
Attirer des résidents et offrir des services à tous les consommateurs mobiles impose une vision stratégique transversale, pensée à l’échelle régionale. Ces visions doivent enfin intégrer les enjeux de l’agriculture, là où la valeur ajoutée territoriale contribue à la compétitivité, proposant un USP efficace, et nécessite une coordination des acteurs.

La région: l’échelle de la coordination

Au-delà des enjeux économiques – et quand bien même il peut y avoir un lien du fait de la qualité de vie – les questions de préservation de la biodiversité, de mise en valeur du paysage du patrimoine et de la culture ont connu également un mouvement de régionalisation.
Touchant différents thèmes, dessinant des périmètres parfois différents, et selon des structures de gouvernance variées, la régionalisation contribue à tourner la page d’une sacro-sainte échelle communale. L’adoption d’une échelle de référence supplémentaire à celle de la commune, et la navigation au jour-le-jour dans l’intervalle, ne se fait pas sans peine : ces évolutions impliquent un changement du cadre de réflexion à l’ensemble des acteurs, de leurs habitudes, et sans doute in fine une évolution de leur identité. Il s’agit aussi de développer des synergies entre des communes-centres à caractère urbain, et des communes périphériques à caractère rural. Ainsi, les régions sont omniprésentes, sans pour autant que cette échelle repose sur une assise institutionnelle établie.

Les stratégies régionales; élaborer et mettre en œuvre

Les communes et régions développent diverses stratégies sectorielles (économie, tourisme, environnement, etc.), parfois intégrées dans des visions stratégiques globales, comme p.ex. la Stratégie pour le développement durable 2030. Cela soulève la question de leur mise en œuvre et de la coordination entre ces différentes approches.

Les projets d’agglomération ont notoirement contribué à renforcer les collaborations intercommunales et transversales (intégrant le transport et l’urbanisation) dans les zones urbaines. La Confédération a dans ce cas joué un rôle incitatif pour susciter des collaborations à une échelle fonctionnelle, basée formellement sur les questions de mobilité et d’aménagement, mais dépassant de fait ces thématiques, jusqu’à entrer dans les mœurs.

Via la Nouvelle politique régionale (NPR), les régions peuvent obtenir un soutien pour l’élaboration d’une stratégie de développement orientée vers les problématiques économiques. Dans la perspective d’un développement cohérent du territoire, dans le cadre des mesures d’accompagnement, le SECO via le fonds fédéral de la NPR a pu soutenir certains projets de nature stratégique dépassant les enjeux économiques stricto sensu (voir encadrés).

Dans le cadre du plan d’action de la mise en œuvre de la Politique des Agglomérations et de la Politique pour les espaces ruraux et régions de montagne 2024-2031, il est prévu que le programme « Processus de développement de l’espace rural (PDER) » de l’OFAG évolue de manière à gagner encore davantage en intégralité, avec la participation du SECO, au sens p.ex. de l’intégration des enjeux urbains spécifiques aux centres ruraux, et aux synergies pouvant être développées entre ces centres et les espaces ruraux stricto sensu environnants. Il sera aussi question, dans le cadre du développement de ce programme, de soutenir les régions dans leur recherche de fonds (via les politiques sectorielles cantonales ou de la Confédération) pour la mise en œuvre de projets élaborés dans le cadre de stratégies, ainsi que la coordination entre les différentes stratégies.

Connaissances acquises dans le cadre de l’axe thématique « Encourager des stratégies de développement intégrales (IntES) » des Projets-modèles pour un développement territorial durable

Entre 2020 et 2024, cinq projets-modèles visant des stratégies de développement intégrales ont développés. Ils ont articulé une approche intersectorielle et une coordination entre échelles institutionnelles, favorisant un débat politique et un changement de paradigme. Adaptés aux besoins locaux, certains projets ont privilégié l’aspect institutionnel, d’autres la cohésion sociale. Ils ont démontré que la gouvernance cantonale doit jouer un tôle dans ces dynamiques stratégiques, tout en valorisant les synergies entre institutions et acteurs locaux pour dynamiser les régions et structurer un dialogue efficace.

Projet RURALPLAN (programme ESPON, analyse ciblée)

Le projet RURALPLAN mené en 2024 a exploré des stratégies de développement rural sans croissance démographique. À Albula, des ateliers participatifs ont conçu cinq prototypes pour améliorer logement, emploi et services. Des ateliers de co-design ont été organisés pour développer des solutions. Deux autres régions, en Suède et en Norvège, ont entrepris la même démarche. Les résultats du projet ont été intégrés dans la stratégie régionale de développement d’Albula, tandis que les enseignements tirés servent aussi à alimenter des initiatives nationales de développement rural.

La région de l’Albula: des idées pour une région de montagne attractive

De nombreuses régions rurales cherchent comment façonner leur avenir. Les thèmes auxquels elles sont confrontées sont souvent liés à l’exode rural, aux emplois, à la couverture santé et à l’approvisionnement en marchandises. Comment aborder ces questions de manière durable et orientée vers l’avenir? La région de l’Albula, qui compte environ 8000 habitants, a traité ces questions dans le cadre de trois ateliers publics. Mirko Pianta, directeur général et développeur régional, raconte comment il a vécu cette démarche participative et les résultats obtenus.

«Les participants aux discussions ont apporté un large éventail d’opinions et d’idées.»

Directeur et développeur régional Mirko Pianta

regiosuisse: Le développement régional est votre domaine d’expertise. A quels défis êtes-vous confronté dans la région de l’Albula?  

Mirko Pianta: La région est située au centre des Grisons, non loin de la capitale Coire et des grandes destinations touristiques que sont la Haute-Engadine et Davos. Cela seul représente déjà un défi, sans compter bien sûr les quelque deux millions de véhicules qui traversent la région chaque année. Il serait souhaitable que nous puissions en garder une partie dans la région et en tirer un bénéfice économique. L’innovation est donc également nécessaire ici. Sa diversité culturelle rend la région de l’Albula particulièrement intéressante: les trois sous-régions qui la composent ont en effet des traditions linguistiques et culturelles différentes. Il s’agit des sous-régions de Surses, où l’on parle principalement le romanche, et des régions de l’Albulatal et de Lenzerheide, où l’on parle l’allemand et le romanche. Ces dernières sont pour la plupart autonomes sur le plan économique, notamment en raison des distances parfois importantes qui les séparent. Autrement dit, il faut trouver un dénominateur commun qui réponde aux intérêts régionaux et favorise les besoins individuels et l’autonomie. Une démarche passionnante.

En collaboration avec le Groupement suisse pour les régions de montagne (SAB), vous avez récemment organisé, dans le cadre d’un projet européen, un atelier participatif comportant deux volets. L’objectif était de trouver des idées pour améliorer encore la qualité de la région. Vingt personnes ont participé à ces débats. Quels ont été les «thèmes les plus brûlants» qui y ont été soulevés?

Le manque de logements, indubitablement. Un manque qui explique en partie le déclin démographique. Le deuxième sujet était les soins de santé et la crainte que les physiothérapeutes, psychologues et autres spécialistes, par exemple, ne quittent la région pour s’installer dans des endroits plus prospères.

Qu’est-ce qui était particulièrement nouveau pour vous?

Le besoin d’une plateforme d’information centrale ne m’avait jamais frappé à ce point auparavant. L’idée est relativement simple: il s’agit de grouper sur un même site tous les événements de la région, les offres et les cours de toutes sortes ainsi que les offres touristiques. Une telle plateforme serait un atout tant pour les habitants que pour les visiteurs. Ont également été suggérées dans ce contexte la création de lieux de rencontre créatifs ou encore l’organisation d’un marché pour la vente de produits régionaux.

Quel a été à votre avis le principal avantage de cette approche participative?

Permettre aux gens de la région de s’exprimer et de faire part de leurs idées.  Cet atelier a en effet permis de recueillir un large éventail d’opinions. Ce format avait ceci de particulier que non seulement les habitants y étaient invités, mais aussi les personnes qui ont une résidence secondaire dans la région et celles qui font la navette pour venir y travailler. Ces personnes ont apporté un certain regard extérieur et nous avons pu répondre à leurs préoccupations.

Que n’avez-vous pas pu, en revanche, atteindre par cette méthode?

Certaines questions sont très complexes puisqu’elles touchent également des aspects juridiques et politiques. Cela vaut notamment pour le domaine du logement: nous avons envisagé par exemple la possibilité de créer des coopératives d’habitation. Cela étant, notre marge de manœuvre est limitée par certaines bases légales contraignantes. Je mentionnerai ici à titre d’exemple cette disposition légale qui oblige une commune à réduire le nombre de terrains à bâtir en cas de dépeuplement continu. Comment dès lors créer de nouveaux logements dans une région qui connaît un déclin démographique?

Y a-t-il des idées ou des propositions émises lors des discussions qui ont malgré tout d’ores et déjà pu être mises en œuvre?

Oui, nous y travaillons déjà. Nous organiserons par exemple, en automne 2025, le premier salon des métiers afin de promouvoir l’attractivité des employeurs de la région. Ce salon permettra aux futurs apprentis de découvrir les formations qui y sont proposées. Nous espérons inciter par ce biais les jeunes à rester dans la région, voire même, les enfants de futurs propriétaires de résidences secondaires venir faire leur apprentissage ici. Nous souhaitons également organiser une manifestation destinée spécifiquement aux employeurs afin de leur montrer comment rendre les emplois dans les entreprises locales plus attractifs et mieux les mettre en valeur.

Quelles idées pourraient permettre d’améliorer durablement la qualité de vie et l’approvisionnement dans votre région?

Le sujet important est certainement le logement pour la population locale. L’attractivité d’une région en dépend en effet grandement, car les possibilités d’y trouver des logements permettent de lutter contre l’exode rural. Nos jeunes doivent avoir la possibilité de travailler et d’exercer une activité économique ici même. Il faut parallèlement créer des infrastructures économiques adéquates, notamment via l’aménagement du territoire et la mise en place d’un réseau.

Que souhaitez-vous, en tant que développeur régional, avoir atteint dans 10 ans dans la région?

Notre vision porte sur le long terme. Nous souhaitons par exemple atteindre une croissance démographique de 10 % d’ici 2050. Ce qui devrait donner en principe 10 % d’emplois supplémentaires. Voilà notre objectif. Les thèmes abordés lors de l’atelier et la mise en œuvre prévue nous permettent d’être optimistes. Je m’engage donc résolument sur cette voie.

Merci pour cet entretien.

Les ateliers organisés dans la région de l’Albula ont été réalisés dans le cadre du projet ESPON RURALPLAN, qui explore des stratégies de développement pour les régions rurales qui connaissent un déclin démographique. Le projet dans la région de l’Albula a été cofinancé par le programme européen ESPON (Réseau européen d’observation pour le développement territorial et la cohésion) avec des fonds de la Nouvelle politique régionale (NPR).


IA pour PME – vers le futur numérique avec le soutien de la NPR

Rendre l’intelligence artificielle (IA) accessible aux petites et moyennes entreprises de Suisse centrale, tel est l’objectif de l’association Local AI Community (LAC). Grâce à des conseils spécifiques, à la mise en réseau et à des ateliers pratiques, les entreprises peuvent acquérir les connaissances nécessaires pour utiliser l’IA de manière ciblée et rentable. Une offre qui a été rendue possible grâce au soutien financier de la Nouvelle politique régionale (NPR), qui a été investi dans l’infrastructure et la mise en place d’un hub d’intelligence artificielle (IA). Jetez un coup d’œil à notre vidéo pour voir comment cela fonctionne.

Remarque: L’association s’appelait encore  LAC2 au moment de l’enregistrement, raison pour laquelle nous avons repris cette dénomination dans la vidéo.  

Plus de compétence dans le domaine de l’IA pour des entreprises de Suisse centrale  

L’association à but non lucratif LAC entend soutenir les entreprises et les institutions de Suisse centrale afin qu’elles comprennent mieux l’IA et l’utilisent le plus efficacement possible. Les PME ne disposent en effet souvent pas des conditions nécessaires pour une exploitation optimale de cet outil informatique. C’est précisément là qu’intervient l’association, qui propose un transfert de connaissances ciblé, un réseau solide, des événements spécifiques et un accès aisé à des outils d’IA. L’innovation doit devenir une réalité, afin de renforcer durablement la compétitivité de la région et créer à long terme une communauté régionale dynamique dans ce domaine.

L’AI Hub de Lucerne n’est pas seulement un point de contact concret, il propose également plusieurs services et offres liés à l’IA dont les PME de la région économique de Lucerne peuvent bénéficier. On mentionnera notamment les services suivants:

  • Conseils individuels et coachings: des entreprises se voient suggérer les applications d’IA qui peuvent leur être utiles.  
  • Ateliers pratiques: des collaborateurs sont formés, qui peuvent tester ensuite certaines applications.
  • Accès à des modèles d’IA préentraînés
  • «AI Sandbox»: un environnement de test pour une validation de principe.
  • Plateforme d’échange: mise en réseau d’expertes et d’experts, d’entreprises et de jeunes talents.   

Jamie Shelley, AI Hub Manager chez LAC, déclare à propos de cette offre: «Nous misons sur des applications concrètes. Les entreprises locales profitent directement de notre savoir-faire et de notre réseau. Nous voulons créer des synergies et promouvoir l’innovation dans la région même.»

Le soutien de la NPR: un facteur de succès décisif

La création de LAC a été rendue possible grâce aux subventions de la Nouvelle politique régionale (NPR). «La NPR nous a permis de passer de la parole aux actes», déclare Patricia Feubli, présidente de l’association. Les subventions ont joué un rôle-clé dans la création de l’infrastructure nécessaire, la mise en place de l’AI Hub et de son équipe, ainsi que l’organisation d’événements de réseautage et de formation continue.

Nicole Bachmann, du service NPR, le confirme: «Ce projet est important pour le canton, car il facilite l’accès des PME de Suisse centrale aux technologies innovantes et renforce la compétitivité de la région à long terme.»

L’IA dans la pratique: collaboration avec Schaltraum AG, une PME locale

L’entreprise Schaltraum, spécialisée dans l’automatisation des bâtiments et basée en Suisse centrale, est un bel exemple de l’efficacité du travail accompli par l’association LAC. Depuis décembre 2024, cette entreprise travaille en effet avec cette dernière pour intégrer le potentiel de l’IA dans ses processus opérationnels. «La mise en réseau des entreprises, de la science et de l’expertise qu’offre LAC nous a convaincus», déclare Jean-Christophe Martin, directeur général de Schaltraum AG. «Nous pouvons ainsi accumuler ensemble des connaissances et nous préparer pour l’avenir.» D’autres coachings et ateliers sont prévus dans le cadre de cette coopération, notamment sur le thème de «l’IA au bureau». «Je me réjouis de poursuivre cet échange fructueux et de développer de nouvelles solutions», ajoute encore Jean-Christophe Martin.

Avec LAC et son accompagnement professionnel, les entreprises de Suisse centrale disposent d’un précieux contact pour découvrir les possibilités de l’IA et faire leurs premiers pas dans le futur numérique.

Photo: LAC