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L’Aide à la montagne offre un avenir

La Nouvelle politique régionale (NPR) et l’Aide suisse à la montagne poursuivent le même objectif: soutenir économiquement les régions structurellement faibles, favoriser l’innovation et préserver l’emploi. Tandis que la NPR ne soutient que des projets interentreprises, le soutien de l’Aide suisse à la montagne s’adresse aux petites et microentreprises, aux coopératives ou aux associations privées. Dans la présente tribune, Martin Abderhalden, de l’Aide suisse à la montagne, expose ses critères d’éligibilité. 

La population suisse des régions de montagne est innovante et prend son avenir en main. Cependant, elle manque parfois de moyens financiers pour concrétiser des projets importants. C’est ici qu’intervient l’Aide suisse à la montagne. Cette dernière constitue une fondation financée par des dons, dont le but est de préserver et de créer des emplois dans les régions de montagne suisses. Ce faisant, elle contribue de façon significative à pérenniser la viabilité économique des régions de montagne et à offrir des perspectives durables à leur population.

Le soutien de l’Aide suisse à la montagne s’adresse aux petites et microentreprises, aux coopératives et aux associations du secteur privé opérant dans les régions de montagne. Sont encouragés les investissements dans plusieurs domaines pertinents pour le développement régional. Il s’agit notamment de l’agriculture et de la transformation agricole, du tourisme et de la restauration, des arts et métiers et des entreprises de production – y compris la transformation du bois – , mais également des magasins de village et des crèches, qui assument un rôle clé en matière d’attractivité et d’approvisionnement de base des communes de montagne.

L’encouragement de l’Aide suisse à la montagne se fonde sur deux principes fondamentaux: la nécessité financière et le financement des coûts restants. Ce dernier implique que la responsabilité principale du financement d’un investissement incombe au porteur de projet. Après l’apport d’une contribution propre adéquate – sous forme de fonds propres et de travail personnel – et suite à l’épuisement des options de financement externe raisonnables (p. ex. aides publiques à l’investissement et prêts bancaires), l’Aide suisse à la montagne évalue s’il subsiste une lacune de financement. 

Grâce à ce soutien ciblé, l’Aide suisse à la montagne concrétise des investissements déterminants pour le développement économique d’exploitations spécifiques et, par conséquent, de régions entières.

Points communs et différences: critères d’éligibilité de la Nouvelle politique régionale et de l’Aide suisse à la montagne

Aussi bien l’Aide suisse à la montagne que la Nouvelle politique régionale (NPR) soutiennent des projets dans les régions de montagne suisses. Toutes deux ont pour objectif de promouvoir le développement économique dans les régions de montagne. 

Il existe cependant des différences essentielles: ainsi, la NPR intervient également dans les espaces ruraux et les zones frontalières et soutient exclusivement des projets interentreprises ainsi que l’élaboration de stratégies de développement régionales. La NPR encourage la collaboration entre institutions publiques et privées, tandis que l’Aide suisse à la montagne exclut les institutions publiques, notamment les communes, en tant que porteurs de projets. En revanche, l’Aide suisse à la montagne permet également aux microentreprises et aux associations privées de bénéficier d’un soutien. L’Aide suisse à la montagne octroie exclusivement des contributions à fonds perdu, tandis que la NPR accorde également des prêts. L’Aide suisse à la montagne, financée par des dons, et la NPR, financée par l’État, se complètent à merveille – et toutes deux renforcent le potentiel économique des régions de montagne. 

L’Aide suisse à la montagne: une «facilitatrice»

L’Aide suisse à la montagne fait office de «facilitatrice». Elle intervient là où, malgré un financement méticuleux, les coûts d’investissement ne peuvent pas être intégralement couverts. Elle opère à titre secondaire, en complément des sources de financement primaires, et comble de façon ciblée la lacune de financement restante.

L’Aide suisse à la montagne accorde des contributions à fonds perdu qui ne doivent pas être remboursées. Elle soutient ainsi des projets d’investissement concrets de petites et microentreprises qui, en raison de leur taille ou de leur emplacement, n’ont que difficilement accès aux instruments de financement conventionnels. Outre les instruments publics de la politique régionale, l’Aide suisse à la montagne apporte ainsi une contribution directe et efficace au développement économique durable des régions de montagne.

Notamment à Prato Sornico. L’Aide suisse à la montagne y a permis la numérisation de la boutique du village. Dans les faits, la Botega da la Lavizzara pourrait désormais se passer de tout contact personnel: système de fermeture automatique avec code QR, scanner, caisse en libre-service et surveillance vidéo. Mais aujourd’hui, une fois de plus, le petit local au rez-de-chaussée de la jolie maison rose ressemble davantage à une assemblée de village qu’à une supérette en libre-service. Deux artisans boivent un café et discutent avec Astrid Lorenzetti, qui remplit des rayons dans la foulée. À l’entrée, Laura Poncia est assise devant son ordinateur portable et s’occupe de la comptabilité. Quant à Tanja Scolla, elle est passée avec sa jeune fille Mia. Des gens entrent régulièrement, achètent quelque chose, se joignent à la discussion, puis s’en vont. «Cela aurait été dommage de perdre ce lieu de rencontre, non?», demande Astrid.

Pendant quelques mois, le val Lavizzara – soit la partie supérieure de la Vallemaggia – ne comptait plus aucun magasin. Les gérants avaient pris leur retraite et il n’y avait personne pour assurer la relève. «C’est impossible», s’est dit Astrid et en a parlé à toutes ses connaissances. Tout le monde était d’accord: il fallait intervenir. En créant une coopérative, par exemple. «À un moment donné, j’ai réalisé que les paroles ne suffisaient plus et j’ai convaincu Laura et Tanja de participer», explique Astrid. C’est en date de la Journée internationale des femmes, à point nommé, que les trois ont ainsi fondé leur coopérative villageoise.

Le logement abordable est un facteur d’attractivité 

La politique régionale et la politique du logement doivent être pensées conjointement. Cela va de soi pour Martin Tschirren, directeur de l’Office fédéral du logement (OFL). En effet, une offre de logements adaptés et abordables est un facteur de localisation Cela vaut aussi bien pour les régions touristiques et les agglomérations que pour les villes. Un nouveau kit d’options montre comment les communes peuvent promouvoir le logement à prix avantageux. 

Katharina Rüegg, responsable de la communication chez regiosuisse: Le «kit d’options pour le logement à prix avantageux» s’adresse aux communes et présente dix mesures visant à promouvoir les logements abordables. Elles portent sur l’orientation, le financement et la communication. Est-ce si simple que dix éléments suffisent?
Martin Tschirren, directeur de l’Office fédéral du logement: Les dix mesures couvrent en effet bien les possibilités d’action des communes et ont fait leurs preuves dans la pratique. Comme chaque commune a une situation de départ différente et ses propres objectifs, chacune choisira les modules qui correspondent à sa situation. La simplicité du système modulaire est sa force. 

K.R.: Cela fait penser aux Lego – c’est d’ailleurs avec eux que vous avez illustré le système modulaire. Ce système peut-il s’adapter aux réalités très différentes des villes, des agglomérations et des régions de montagne?
Martin Tschirren: Oui, car la question centrale se pose partout: le logement répond-il aux besoins de la population? Chaque commune doit d’abord procéder à une analyse approfondie et définir une stratégie. C’est alors qu’apparaît quels modules permettront à la commune de mettre en œuvre sa stratégie. Prenons par exemple la commune d’agglomération de Birsfelden et la commune de montagne de Lantsch / Lenz: toutes deux utilisent en partie les mêmes éléments, à savoir «Orienter– Fixer des quotas de logements abordables dans le plan d’affectation» et «Financer – Cession de terrains communaux». De plus, Birsfelden mise sur «Communiquer – Négociations» et Lantsch / Lenz sur «Financer – Prêts / contributions à des maîtres d’ouvrage d’utilité publique».

K.R.: En quoi les défis des agglomérations diffèrent-ils de ceux des régions de montagne?
Martin Tschirren: Les agglomérations se caractérisent souvent par une forte croissance démographique, une activité de construction dynamique et des loyers en hausse. Prenons l’exemple de Küsnacht, au bord du lac de Zurich: une commune très attractive où les prix des terrains et des logements sont élevés. Küsnacht entend préserver son caractère de commune à la fois socialement et intergénérationnellement diversifiée, où la vie de village reste dynamique. Pour y parvenir, elle doit pouvoir compter sur une offre suffisante de logements abordables. Les régions de montagne qui ne vivent pas du tourisme sont souvent confrontées à un double défi: l’exode rural et le manque de logements locatifs abordables pour les jeunes familles.

K.R.: Et les communes de montagne touristiques?
Martin Tschirren: Dans ces régions, la pression est d’une autre nature. La demande en résidences secondaires y est élevée et les plateformes de location de courte durée, comme Airbnb, y occupent une place importante. Ces dernières années, la situation du logement s’est nettement tendue: le taux de logements vacants dans les communes touristiques a diminué de moitié entre 2020 et 2023 et s’élève actuellement à seulement 0,8 % en moyenne. Or, une offre suffisante de logements abordables est essentielle à leur bon fonctionnement – tant pour la main-d’œuvre que pour la population locale.

K.R.: La Nouvelle politique régionale (NPR) peut soutenir des projets économiques régionaux qui abordent également des questions concrètes de politique du logement et de logements abordables. Que pensez-vous de cet instrument?
Martin Tschirren: Le lien entre politique régionale et politique du logement est évident. Car le logement abordable est un facteur d’implantation – et cela vaut partout. 

K.R.: Quels autres instruments de soutien les communes des agglomérations et des régions de montagne devraient-elles connaître? 
Martin Tschirren: La Confédération accorde, par le biais du «Fonds de roulement», des prêts à taux préférentiels pour la construction de logements d’utilité publique et fournit des cautionnements. Plusieurs cantons disposent en outre de leurs propres programmes de soutien — le site de l’OFL en donne un aperçu. Enfin, les communes peuvent agir directement, par exemple en créant un fonds d’encouragement au logement, alimenté par l’impôt sur les gains immobiliers ou par des mécanismes de compensation de la plus-value.

K.R.: Martin Tschirren, merci beaucoup pour cet entretien! 

En bref: le kit d’options pour le logement à prix avantageux

Le guide de l’Office fédéral du logement présente de manière concrète comment promouvoir des logements à prix modéré. Il identifie dix domaines d’action et montre comment les villes et les communes peuvent intervenir. Des exemples réussis issus de différentes communes montrent comment des mesures concrètes ont été mises en œuvre. Conçu comme un outil pratique, ce guide aide les villes et les communes à élaborer une politique du logement adaptée à leurs besoins. Cliquez ici pour accéder au guide. 

Ce guide est également utile pour les communes situées en zones de montagne: «Des logements attrayants dans les régions de montagne».

Possibilités de soutien de la Nouvelle politique régionale

La Nouvelle politique régionale (NPR) ne peut soutenir que de manière très limitée les projets traitant de questions concrètes de politique du logement et de logements à prix modéré. Les conditions détaillées de subventionnement sont fixées par les cantons. Pour plus d’informations: Soutien aux porteurs de projets.

Nouvelle politique régionale et défi du logement: trois exemples 

Étude de fond «Tourisme à 360°» dans le canton des Grisons: l’accent est mis sur une gestion intégrée de l’espace de vie qui prend en compte tous les aspects pertinents (logement, travail, infrastructures de transport, gestion des flux de visiteurs, acceptation du tourisme). La pénurie de logements pour la main-d’œuvre et la population locale constitue un défi particulier. 

Stratégie d’aménagement de la vieille ville de Sursee, canton de Lucerne: l’objectif est de créer une vieille ville vivante et attrayante, propice à la flânerie, à l’habitat, au travail et au shopping. Pour ce faire, la ville de Sursee élabore une stratégie d’aménagement. Les riverains, les commerçants, les restaurateurs et d’autres acteurs y participent. 

Innovations techniques à Sion: le quartier Ronquoz21, situé au sud de la gare CFF de Sion, est sur le point de connaître une transformation en profondeur. Cette zone, aujourd’hui à vocation essentiellement industrielle, va se transformer en un quartier à usage mixte comprenant des logements, des bureaux, des commerces, des équipements et des espaces publics. Dans le cadre du développement du site, le projet encourage des solutions innovantes dans les domaines de la mobilité, de l’approvisionnement en électricité et de la distribution de chaleur. 

Photos sources:  © OFL

Le cours d’introduction – pour toutes les personnes concernées par la Nouvelle politique régionale

Le cours d’introduction à la Nouvelle politique régionale est déjà un classique – et il affiche généralement très vite complet. À qui ce cours est-il utile et qu’en disent les participantes et participants? Nous avons interrogé les personnes présentes au cours d’une journée à Altdorf, dans le canton d’Uri. 

La Nouvelle politique régionale (NPR) est un excellent instrument permettant à la Confédération de promouvoir l’innovation, la création de valeur locale et la création d’emplois. Mais elle est complexe: sa mise en œuvre se fait dans 26 cantons, chacun avec ses propres programmes et conditions-cadres. En outre, il existe une multitude d’acteurs locaux, régionaux et même internationaux. 

Le cours d’introduction permet d’y voir plus clair. C’est ce que confirme Rolf Infanger, participant de l’association des communes d’Uri: «Je suis venu dans l’espoir d’apprendre les principes fondamentaux de la Nouvelle politique régionale et de découvrir comment, en tant que manager régional, je pouvais aider au mieux mes clientes et clients. Mes attentes ont été pleinement comblées!»

Marcel Zumkemi, du Centre régional et économique du Haut-Valais (RWO), recommande même le cours d’introduction à toutes les personnes en contact avec la Nouvelle politique régionale: «Il fournit des informations de fond précieuses. Même si l’on a déjà travaillé sur plusieurs projets NPR, le cours est utile.»

Idées pour l’organisation et le conseil

Nadia Scherer, de la destination Einsiedeln-Ybrig-Zürichsee, est confrontée presque quotidiennement à la complexité de la NPR: «Dans notre région touristique, nous avons travaillons souvent avec plusieurs cantons, ce qui rend notre travail exigeant. J’ai été soulagée d’apprendre lors du cours d’introduction que je n’étais pas la seule à trouver cette situation exigeante, mais que cela était dû au système de la NPR. Je retire de ce cours de nouvelles idées sur la manière dont nous pouvons mieux répondre à ce système.»

Le contenu du cours d’introduction est axé sur la pratique. Jasmin Schlaepfer, de VISIT Glarnerland, partage cet avis: «J’ai beaucoup apprécié la combinaison d’exemples pratiques et de théorie. Et je me sens bien accompagnée, car je sais désormais où trouver des connaissances complémentaires. En tant que responsables du développement de la destination, nous accompagnons les projets dès la base. Grâce au cours d’initiation, j’ai gagné en assurance dans le domaine du conseil et je peux désormais encore mieux soutenir les initiatrices et initiateurs de projets.» 

Élargissement des horizons grâce à une formation présentielle

Après avoir été proposé plusieurs fois en ligne, le cours d’introduction s’est cette fois-ci déroulé en présentiel, à l’Innovationsbiotop Uri à Altdorf, ce qui lui a conféré une dimension particulière: les participantes et participants ont assisté à la présentation de l’exemple pratique du Saint-Gothard avec vue sur les montagnes fraîchement enneigées du canton d’Uri. David Kramer, du SECO (co-responsable du secteur Politique régionale et Aménagement du territoire), s’est également tenu à disposition pendant les pauses pour des discussions spontanées. Pour Marcel Zumkemi, le déplacement depuis le Haut-Valais en valait la peine: «Outre tous les contenus et les liens intéressants reçus lors du cours d’introduction, j’ai trouvé les échanges avec mes collègues du développement régional extrêmement précieux.»

Informations complémentaires sur le cours d’introduction

Les cours d’introduction sont annoncés dans l’agenda de regiosuisse. 

Prochaines dates: 

  • Jeudi 5 mars 2026 à Willisau (DE), COMPLET – Annonce
  • Jeudi 16 septembre 2026 à Diemtigen (Wiriehorn) (DE), Annonce
  • Jeudi 26 novembre 2026 à Lausanne (FR) – Annonce

Liens utiles issus du cours d’introduction

Wurste_regiosuisse-Konferenz 2025

Thurgovie montre la diversité de la création de valeur régionale

Lors de la conférence regiosuisse de cette année, le canton hôte, Thurgovie, était présent avec d’excellents exemples de création de valeur régionale. Laissez-vous inspirer! 

Dès leur arrivée à la chartreuse d’Ittingen, les participants ont été plongés dans le thème de la conférence regiosuisse de cette année: «Activer le potentiel des chaînes de valeur régionales pour une économie durable». La chartreuse est un monument historique d’importance nationale, situé dans un cadre idyllique au-dessus de la vallée de la Thur. Ancien monastère, elle a contribué pendant des siècles à la création de valeur régionale, et a prospéré grâce à la viticulture. Aujourd’hui, les défis de la Fondation Kartause Ittingen pour générer les fonds nécessaires à l’exploitation et à l’entretien du monastère historique sont bien plus grands. La chartreuse abrite non seulement un centre de séminaires avec restaurant, mais aussi un domaine agricole, deux musées, une institution pour le logement et le travail protégés ainsi qu’un centre de spiritualité. La fondation mise délibérément sur l’autosuffisance et la durabilité locale. Ainsi, le degré d’autosuffisance du restaurant atteint pas moins de 57 %. 

Kartause Ittigen
Kartause Ittigen

De la création de valeur interne à la chaîne de valeur régionale

Mark Ziegler, procureur de la fondation, a déclaré dans son discours de bienvenue: «La durabilité et l’autosuffisance ont un coût. C’est pourquoi nous misons désormais sur la coopération dans toute la région, par exemple dans le domaine du pressage du raisin ou de l’élevage porcin. En collaboration avec des partenaires régionaux, nous pouvons augmenter la valeur ajoutée.» Le credo de la Chartreuse est en train d’évoluer de la création de valeur interne au renforcement des chaînes de valeur régionales. Grâce à des coopérations avec les partenaires régionaux appropriés, les coûts peuvent être réduits sans avoir à faire de compromis sur la qualité ou la durabilité. 

Attractivité du site et tourisme à Frauenfeld

La capitale de la Thurgovie était présente à la conférence regiosuisse avec deux exemples liés à l’attractivité du site: d’une part, le festival de street art de Frauenfeld a été présenté comme un moteur de création de valeur régionale.

D’autre part, l’attention s’est portée sur la caserne municipale de Frauenfeld. Les bâtiments anciennement utilisés par l’armée s’ouvrent à la population et de nouvelles initiatives voient le jour sur le site. Un développement participatif a été lancé à cet effet. La nouvelle politique régionale de la Confédération et du canton a soutenu le projet avec une étude de faisabilité pour un futur «Marché de Thurgovie», qui doit devenir une vitrine innovante pour les produits, les services et les idées de Thurgovie dans la caserne municipale.

Avec la mise en œuvre de ce projet, la caserne municipale devrait attirer un public au-delà du canton et de la ville. Elle deviendra ainsi un lieu de rencontre au rayonnement suprarégional. Ces deux projets ont montré que les projets innovants développés avec et pour la population contribuent à l’attractivité d’un site et à la création de valeur régionale. 

Un impact «naturel» autour du lac de Constance

Un autre projet innovant a été présenté lors de la conférence: la création d’un cluster suisse dédié à la phytomédecine au bord du lac de Constance. La «PhytoValley» met en avant l’importance économique du secteur local de la médecine naturelle. Des entreprises telles que A. Vogel, Zeller, Rausch ou hepart y participent. Le cluster encourage la coopération et les échanges entre les entreprises et les organisations tout au long de la chaîne de valeur de la phytomédecine, ainsi qu’avec les milieux politiques, l’administration et la population.

Il se concentre principalement sur deux domaines: premièrement, le recrutement et la formation de personnel qualifié et, deuxièmement, le renforcement de l’attractivité de la région grâce au développement durable de la production de remèdes naturels à l’aide de technologies innovantes. 

Schonholzer
Walter Schönholzer, conseiller d’État du canton de Thurgovie

Pour Walter Schönholzer, conseiller d’État du canton de Thurgovie, la création de «PhytoValley» est un excellent exemple de l’effet positif de la Nouvelle politique régionale (NPR). 

«Alors que les moyens financiers du canton et de la Confédération se raréfient, il est très important de se concentrer sur certains thèmes clés dans notre canton plutôt structurellement faible. Grâce aux fonds de la NPR, nous pouvons par exemple mettre en œuvre le cluster sectoriel suisse «PhytoValley» et encourager la collaboration entre les entreprises.»  

La conférence regiosuisse est le rendez-vous national de tous les acteurs du développement régional. Organisée sur mandat du Secrétariat d’État à l’économie (SECO), elle est consacrée à un thème d’actualité lié au développement régional. En 2025, la conférence s’est tenue à la Chartreuse d’Ittingen et a porté sur le potentiel de la création de valeur régionale.

En savoir plus sur la conférence

Photos sources: © Timo Kellenberger 

Conférence regiosuisse: Renforcer l’économie régionale pour faire face aux incertitudes mondiales

Quelque 130 spécialistes du développement régional venant de toute la Suisse ont discuté à la Chartreuse d’Ittingen du potentiel des chaînes de valeur régionales. Dans le contexte actuel où l’économie mondiale est des plus imprévisible, il est essentiel de renforcer l’économie régionale. 

La Conférence regiosuisse est le rendez-vous national de tous les acteurs du développement régional. Organisée à la demande du Secrétariat d’État à l’économie (SECO), elle est consacrée à un thème d’actualité lié au développement régional, avec un accent particulier sur la Nouvelle politique régionale (NPR). L’édition 2025 a été tout particulièrement consacrée au potentiel de création de valeur régionale. 

Les chaînes de valeur régionales sont plus que de simples entreprises ou projets individuels: elles font en effet partie d’un écosystème vivant dans lequel différents acteurs interagissent. Les participants issus de la gestion régionale, des services cantonaux spécialisés, de l’économie et de la science se sont notamment penchés sur les questions suivantes: comment activer le potentiel des chaînes de valeur régionales? Quels partenariats faut-il mettre en place pour qu’elles génèrent des impulsions durables en faveur de la compétitivité et de la résilience?

L’importance de la mise en réseau des acteurs 

Les 15 ateliers organisés dans le cadre de la conférence ont permis aux participants de découvrir des exemples pratiques et des outils innovants en matière de développement régional, et d’en débattre. Les thèmes abordés allaient de l’économie circulaire comme moteur de la création de valeur régionale à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée dans le tourisme, en passant par la mutation industrielle et les innovations dans l’agriculture. Le canton de Thurgovie, hôte de cette manifestation, a présenté plusieurs exemples à cette occasion, à savoir:

  • Economie forestière: Lignum Ost comme cellule d’innovation de l’économie forestière et du bois régionale.
  • Gestion de l’innovation: Création du cluster suisse de médecine naturelle sur les bords du lac de Constance («PhytoValley»). 
  • Développement participatif: L’ancienne caserne municipale de Frauenfeld s’ouvre à la population, qui est encouragée à créer quelque chose de nouveau sur ce site. 
  • Attractivité économique et tourisme: le Street-Art-Festival de Frauenfeld comme moteur de la création de valeur régionale. 

«Pour renforcer les chaînes de valeur régionales, il est essentiel de mettre en réseau les différents acteurs. C’est exactement sous le signe de la mise en réseau, de l’inspiration et de l’échange qu’était placée la Conférence regiosuisse à la Chartreuse d’Ittingen»,déclare Marc Münster, directeur regiosuisse.  suisse alla Certosa di Ittingen ha offerto spunti interessanti oltre che occasioni di networking e scambio».

Sabine Kollbrunner, co-responsable du ressort Politique régionale et d’organisation du territoire, SECO, tire en ces termes le bilan de cette conférence de deux jours: «Dans le contexte actuel d’une économie mondiale imprévisible, la création de valeur régionale ne cesse de gagner en importance. La Nouvelle politique régionale permet à la Confédération et aux cantons de soutenir les zones rurales, les régions de montagne et les régions frontalières, de donner des impulsions à l’innovation et de promouvoir l’économie régionale.»

Plus d’informations sur la conférence 

Photos: © Timo Kellenberger 

Martigny : ouverture du parc à thème unique Barryland

Le jeudi 14 août 2025, le nouveau Barryland a été inauguré à Martigny en présence de la présidente de la Confédération Karin Keller-Sutter. Le parc à thème met à l’honneur le monde fascinant des chiens Saint-Bernard et crée ainsi, sur 22 000 m², une innovation touristique majeure, soutenue par la Nouvelle politique régionale.

Lors de l’inauguration, la présidente de la Confédération Karin Keller-Sutter est venue avec son chien parrain « Zeus » et a déclaré : « Le nom de Barry résonne encore aujourd’hui comme un modèle de courage. Et à travers lui, c’est toute une tradition suisse que Barryland met en valeur. » La Fondation Barry a également dû faire preuve de courage pour remplacer son ancien musée par un tout nouveau parc à thème. En effet, le budget s’élevait à 24 millions de francs suisses.

Le financement a été assuré grâce à l’engagement de nombreuses entreprises, fondations, institutions publiques et fonds propres. À cela s’est ajoutée une campagne de collecte de fonds ciblée. La Nouvelle politique régionale a soutenu dès 2017 l’étude de faisabilité du nouveau parc à thème et a ensuite contribué de manière significative à sa réalisation grâce à un prêt sans intérêt. Innotour a également apporté sa contribution dans le but de promouvoir davantage le Valais en tant que région touristique et d’augmenter la valeur ajoutée tout au long de la chaîne de valeur.

Les chiens Saint-Bernard comme attraction

Plus de 30 chiens Saint-Bernard vivent aujourd’hui dans le parc à thème. Cinq univers symboliques présentent chacun un trait de caractère typique du Saint-Bernard : le sauveur, l’ami, la star, le bon vivant et le joueur. Le cœur du complexe est le bâtiment principal en forme de patte de chien, conçu par un cabinet d’architectes local. Près de 70 % des entreprises de la région ont participé à sa construction.

Innovation touristique et nouveaux emplois

Il faut souhaiter à Barryland que l’engagement régional et le courage d’innover portent leurs fruits. Jusqu’à présent, Jean-Maurice Tornay, président de la Fondation Barry, se montre satisfait : « La clé a été une offre touristique compétitive avec un musée du vivant inédit, 14 nouveaux postes de travail et un restaurant agrandi. »

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