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Le nouveau regioS met l’accent sur l’Ă©conomie circulaire

Saviez-vous qu’en Suisse, 19 tonnes de matières premières sont consommĂ©es par personne par annĂ©e? Et que seulement 6,9 % des matĂ©riaux transformĂ©s sont recyclĂ©s, tant au niveau mondial qu’en Suisse? La situation pourrait Ă©voluer si les principes de l’économie circulaire Ă©taient mis en Ĺ“uvre de façon plus rigoureuse. Vous en saurez plus dans notre premier numĂ©ro de «regioS – DĂ©veloppement rĂ©gional en bref».

L’Ă©conomie circulaire est synonyme d’une utilisation respectueuse des ressources et de recyclage des matĂ©riaux. Elle va donc bien au-delĂ  du simple recyclage. L’idĂ©e est de considĂ©rer les «dĂ©chets» comme des ressources ou des matières premières upcyclĂ©es, Ă  rĂ©intĂ©grer dans les processus de production. Trois projets soutenus par la Nouvelle politique rĂ©gionale (NPR) illustrent comment cela peut se concrĂ©tiser:

  • un pain Ă  haute teneur en protĂ©ines produit Ă  partir de matières premières recyclĂ©es issues de la production de bière.
  • des huiles essentielles produites par distillation Ă  partir de dĂ©chets forestiers.
  • au lieu d’exporter le plastique ou les textiles Ă  l’étranger, ceux-ci sont traitĂ©s directement dans la rĂ©gion.

Défi: trouver suffisamment de matières premières issues du recyclage

L’Ă©conomie circulaire peut ĂŞtre mise en Ĺ“uvre dans le cadre de petits projets rĂ©gionaux – mais elle doit Ă©galement ĂŞtre appliquĂ©e Ă  grande Ă©chelle. Car l’industrie a besoin de grandes quantitĂ©s de matières premières. Elle devrait donc pouvoir utiliser le plus possible de matières issues du recyclage. Le dĂ©fi rĂ©side dans leur disponibilitĂ© – que ce soit en raison d’un manque d’infrastructures, de donnĂ©es ou d’obstacles logistiques. C’est pourquoi la Haute Ă©cole d’ingĂ©nierie et d’architecture (HEIA) de Fribourg a dĂ©veloppĂ© une base de donnĂ©es qui met en relation les fournisseurs et les demandeurs de matĂ©riaux. Le Value Chain Generator (VCG) est aujourd’hui exploitĂ© par la start-up VCG.AI Ă  Stuttgart. Un projet consĂ©cutif de la haute Ă©cole l’utilise dĂ©sormais pour promouvoir l’Ă©conomie circulaire dans les entreprises du canton de Fribourg. La HEIA, le canton et l’industrie y collaborent. Vous trouverez des dĂ©tails sur ce projet prĂ©curseur dans notre sĂ©rie de podcasts «RĂ©gion au micro», dans l’Ă©pisode 7: «Cradle-Alp» – Vers une Ă©conomie circulaire rĂ©ussie.

Quelques conseils pratiques pour promouvoir l’Ă©conomie circulaire

Nombreux sont ceux qui s’engagent dĂ©jĂ  en faveur de la durabilitĂ© – mais il en faut encore plus. C’est pourquoi le «regioS – Le dĂ©veloppement rĂ©gional en bref» consacrĂ© Ă  l’économie circulaire met Ă©galement en avant la BoĂ®te Ă  Outils Économie circulaire. Elle contient des informations et des conseils pratiques pour tous ceux qui souhaitent promouvoir ou mettre en Ĺ“uvre des projets durables.

Liens:

La région de l’Albula: des idées pour une région de montagne attractive

De nombreuses rĂ©gions rurales cherchent comment façonner leur avenir. Les thèmes auxquels elles sont confrontĂ©es sont souvent liĂ©s Ă  l’exode rural, aux emplois, Ă  la couverture santĂ© et Ă  l’approvisionnement en marchandises. Comment aborder ces questions de manière durable et orientĂ©e vers l’avenir? La rĂ©gion de l’Albula, qui compte environ 8000 habitants, a traitĂ© ces questions dans le cadre de trois ateliers publics. Mirko Pianta, directeur gĂ©nĂ©ral et dĂ©veloppeur rĂ©gional, raconte comment il a vĂ©cu cette dĂ©marche participative et les rĂ©sultats obtenus.

«Les participants aux discussions ont apporté un large éventail d’opinions et d’idées.»

Directeur et développeur régional Mirko Pianta

regiosuisse: Le dĂ©veloppement rĂ©gional est votre domaine d’expertise. A quels dĂ©fis ĂŞtes-vous confrontĂ© dans la rĂ©gion de l’Albula?  

Mirko Pianta: La rĂ©gion est situĂ©e au centre des Grisons, non loin de la capitale Coire et des grandes destinations touristiques que sont la Haute-Engadine et Davos. Cela seul reprĂ©sente dĂ©jĂ  un dĂ©fi, sans compter bien sĂ»r les quelque deux millions de vĂ©hicules qui traversent la rĂ©gion chaque annĂ©e. Il serait souhaitable que nous puissions en garder une partie dans la rĂ©gion et en tirer un bĂ©nĂ©fice Ă©conomique. L’innovation est donc Ă©galement nĂ©cessaire ici. Sa diversitĂ© culturelle rend la rĂ©gion de l’Albula particulièrement intĂ©ressante: les trois sous-rĂ©gions qui la composent ont en effet des traditions linguistiques et culturelles diffĂ©rentes. Il s’agit des sous-rĂ©gions de Surses, oĂą l’on parle principalement le romanche, et des rĂ©gions de l’Albulatal et de Lenzerheide, oĂą l’on parle l’allemand et le romanche. Ces dernières sont pour la plupart autonomes sur le plan Ă©conomique, notamment en raison des distances parfois importantes qui les sĂ©parent. Autrement dit, il faut trouver un dĂ©nominateur commun qui rĂ©ponde aux intĂ©rĂŞts rĂ©gionaux et favorise les besoins individuels et l’autonomie. Une dĂ©marche passionnante.

En collaboration avec le Groupement suisse pour les régions de montagne (SAB), vous avez récemment organisé, dans le cadre d’un projet européen, un atelier participatif comportant deux volets. L’objectif était de trouver des idées pour améliorer encore la qualité de la région. Vingt personnes ont participé à ces débats. Quels ont été les «thèmes les plus brûlants» qui y ont été soulevés?

Le manque de logements, indubitablement. Un manque qui explique en partie le dĂ©clin dĂ©mographique. Le deuxième sujet Ă©tait les soins de santĂ© et la crainte que les physiothĂ©rapeutes, psychologues et autres spĂ©cialistes, par exemple, ne quittent la rĂ©gion pour s’installer dans des endroits plus prospères.

Qu’est-ce qui était particulièrement nouveau pour vous?

Le besoin d’une plateforme d’information centrale ne m’avait jamais frappĂ© Ă  ce point auparavant. L’idĂ©e est relativement simple: il s’agit de grouper sur un mĂŞme site tous les Ă©vĂ©nements de la rĂ©gion, les offres et les cours de toutes sortes ainsi que les offres touristiques. Une telle plateforme serait un atout tant pour les habitants que pour les visiteurs. Ont Ă©galement Ă©tĂ© suggĂ©rĂ©es dans ce contexte la crĂ©ation de lieux de rencontre crĂ©atifs ou encore l’organisation d’un marchĂ© pour la vente de produits rĂ©gionaux.

Quel a été à votre avis le principal avantage de cette approche participative?

Permettre aux gens de la rĂ©gion de s’exprimer et de faire part de leurs idĂ©es.  Cet atelier a en effet permis de recueillir un large Ă©ventail d’opinions. Ce format avait ceci de particulier que non seulement les habitants y Ă©taient invitĂ©s, mais aussi les personnes qui ont une rĂ©sidence secondaire dans la rĂ©gion et celles qui font la navette pour venir y travailler. Ces personnes ont apportĂ© un certain regard extĂ©rieur et nous avons pu rĂ©pondre Ă  leurs prĂ©occupations.

Que n’avez-vous pas pu, en revanche, atteindre par cette méthode?

Certaines questions sont très complexes puisqu’elles touchent Ă©galement des aspects juridiques et politiques. Cela vaut notamment pour le domaine du logement: nous avons envisagĂ© par exemple la possibilitĂ© de crĂ©er des coopĂ©ratives d’habitation. Cela Ă©tant, notre marge de manĹ“uvre est limitĂ©e par certaines bases lĂ©gales contraignantes. Je mentionnerai ici Ă  titre d’exemple cette disposition lĂ©gale qui oblige une commune Ă  rĂ©duire le nombre de terrains Ă  bâtir en cas de dĂ©peuplement continu. Comment dès lors crĂ©er de nouveaux logements dans une rĂ©gion qui connaĂ®t un dĂ©clin dĂ©mographique?

Y a-t-il des idées ou des propositions émises lors des discussions qui ont malgré tout d’ores et déjà pu être mises en œuvre?

Oui, nous y travaillons dĂ©jĂ . Nous organiserons par exemple, en automne 2025, le premier salon des mĂ©tiers afin de promouvoir l’attractivitĂ© des employeurs de la rĂ©gion. Ce salon permettra aux futurs apprentis de dĂ©couvrir les formations qui y sont proposĂ©es. Nous espĂ©rons inciter par ce biais les jeunes Ă  rester dans la rĂ©gion, voire mĂŞme, les enfants de futurs propriĂ©taires de rĂ©sidences secondaires venir faire leur apprentissage ici. Nous souhaitons Ă©galement organiser une manifestation destinĂ©e spĂ©cifiquement aux employeurs afin de leur montrer comment rendre les emplois dans les entreprises locales plus attractifs et mieux les mettre en valeur.

Quelles idĂ©es pourraient permettre d’amĂ©liorer durablement la qualitĂ© de vie et l’approvisionnement dans votre rĂ©gion?

Le sujet important est certainement le logement pour la population locale. L’attractivitĂ© d’une rĂ©gion en dĂ©pend en effet grandement, car les possibilitĂ©s d’y trouver des logements permettent de lutter contre l’exode rural. Nos jeunes doivent avoir la possibilitĂ© de travailler et d’exercer une activitĂ© Ă©conomique ici mĂŞme. Il faut parallèlement crĂ©er des infrastructures Ă©conomiques adĂ©quates, notamment via l’amĂ©nagement du territoire et la mise en place d’un rĂ©seau.

Que souhaitez-vous, en tant que développeur régional, avoir atteint dans 10 ans dans la région?

Notre vision porte sur le long terme. Nous souhaitons par exemple atteindre une croissance dĂ©mographique de 10 % d’ici 2050. Ce qui devrait donner en principe 10 % d’emplois supplĂ©mentaires. VoilĂ  notre objectif. Les thèmes abordĂ©s lors de l’atelier et la mise en Ĺ“uvre prĂ©vue nous permettent d’être optimistes. Je m’engage donc rĂ©solument sur cette voie.

Merci pour cet entretien.

Les ateliers organisĂ©s dans la rĂ©gion de l’Albula ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s dans le cadre du projet ESPON RURALPLAN, qui explore des stratĂ©gies de dĂ©veloppement pour les rĂ©gions rurales qui connaissent un dĂ©clin dĂ©mographique. Le projet dans la rĂ©gion de l’Albula a Ă©tĂ© cofinancĂ© par le programme europĂ©en ESPON (RĂ©seau europĂ©en d’observation pour le dĂ©veloppement territorial et la cohĂ©sion) avec des fonds de la Nouvelle politique rĂ©gionale (NPR).


L’Ă©conomie circulaire, une chance pour la rĂ©gion –retour sur le 3e forum Kreislaufwirtschaft Bern

Le 3e forum sur l’économie circulaire Berne s’est tenu le 3 avril 2025 dans la Westhalle de Thoune. Des experts, des entreprises et des institutions ont partagĂ© Ă  cette occasion leurs points de vue Ă  ce sujet et leurs idĂ©es quant Ă  sa mise en Ĺ“uvre. L’un des cinq ateliers prĂ©vus au programme portait sur les possibilitĂ©s qu’offrent l’Ă©conomie circulaire dans le dĂ©veloppement rĂ©gional.

Dario Giacometti, du secteur «Politique rĂ©gionale et d’organisation du territoire» du SECO, a prĂ©sentĂ©, en introduction, le sujet du point de vue de la Nouvelle politique rĂ©gionale (NPR). Leo Glaser et Susanne Huber, de l’association Volkswirtschaft Berner Oberland, ont prĂ©sentĂ© un projet de lancement de chaĂ®nes d’approvisionnement circulaires dans la rĂ©gion. Virve Resta a expliquĂ© quant Ă  elle les opportunitĂ©s et les possibilitĂ©s de soutien dont peuvent bĂ©nĂ©ficier les entreprises du canton de Berne. Le forum Ă©tait dirigĂ© par Rahel Meili, du dĂ©partement Economie de la Haute Ă©cole spĂ©cialisĂ©e bernoise. 

Échange entre l’Ă©conomie, l’administration et la recherche

Lors de la table ronde qui a suivi, les participants se sont rĂ©partis en trois groupes d’intĂ©rĂŞt pour dĂ©battre des thĂ©matiques public/rĂ©gions, conseil/science et entreprises. L’objectif Ă©tait d’Ă©changer des expĂ©riences, de discuter des opportunitĂ©s et des obstacles ainsi que de formuler les attentes des uns et des autres. La prĂ©sentation finale a Ă©tĂ© particulièrement intĂ©ressante puisqu’elle a permis de formuler non seulement les rĂ©sultats obtenus, mais aussi les attentes de chaque groupe. Les trois groupes ont abordĂ© spĂ©cifiquement la question des conditions financières, qui s’est avĂ©rĂ©e centrale. C’est que l’Ă©conomie circulaire doit aussi ĂŞtre rentable: les fonds de soutien et ceux destinĂ©s Ă  la recherche utilisĂ©s dans ce contexte doivent en effet contribuer Ă  sa rentabilitĂ© non seulement au niveau idĂ©ologique, mais aussi sur le plan Ă©conomique. Le fait que les fonds de soutien NPR soient utilisĂ©s pour le financement de dĂ©part montre bien l’importance du critère de la rentabilitĂ©.

Une impulsion forte pour la région

Le forum, qui s’adressait plus particulièrement au canton de Berne, a montrĂ© comment l’Ă©conomie circulaire peut ĂŞtre un moteur du dĂ©veloppement rĂ©gional. Il a donnĂ© de prĂ©cieuses impulsions, encouragĂ© la mise en rĂ©seau et la coopĂ©ration des acteurs rĂ©gionaux intĂ©ressĂ©s par un avenir oĂą durabilitĂ© et circularitĂ© ne sont pas de vains mots. 

Présentations et informations

Vers le podcast: «Cradle-Alp» – Vers une économie circulaire réussie

Journées lucernoises des abeilles: tout sur la chaîne de création de valeur des abeilles

Si tout le monde ou presque connaĂ®t le miel, la propolis et les bougies en cire, les abeilles et leurs produits ne se limitent pas Ă  ça. Et c’est justement l’objectif des JournĂ©es lucernoises qui leur sont consacrĂ©es Ă  Sempach, Ă  savoir: prĂ©senter l’ensemble de la chaĂ®ne de crĂ©ation de valeur de cet insecte. Son programme prĂ©voit un congrès de quatre jours, manifestation qui s’adresse aux spĂ©cialistes et aux acteurs Ă©conomiques, ainsi qu’à la population en gĂ©nĂ©ral, laquelle se verra proposer des informations aussi riches que variĂ©es et des produits apicoles rĂ©gionaux.

L’effervescence qui rĂ©gnait lors de la «Magie des abeilles» faisait penser Ă  une ruche en pleine activitĂ©. Si la confĂ©rence de la veille s’adressait aux apiculteurs professionnels, la deuxième journĂ©e intitulĂ©e «La magie des abeilles» n’a en effet pas manquĂ© d’attirer le grand public, jeune et moins jeune. Les quelque 600 invitĂ©s ont pu dĂ©couvrir Ă  cette occasion – et de manière impressionnante – l’importance des abeilles pour notre vie, la grande diversitĂ© des thèmes qui y sont liĂ©s et la riche palette des produits apicoles. Les abeilles jouent indubitablement un rĂ´le central en tant que pollinisateurs de plantes naturelles et utiles. Elles font partie Ă  ce titre des animaux de rente les plus importants, leur travail de pollinisation favorisant non seulement la biodiversitĂ©, mais aussi, quoique indirectement, la richesse des espèces. 

«Les JournĂ©es lucernoises des abeilles ont Ă©tĂ© un vĂ©ritable succès. Cette manifestation sera reconduite l’annĂ©e prochaine oĂą nous proposerons donc Ă  nouveau une «Magie des abeilles». 

Beat Lichtsteiner, chef de projet des Journées lucernoises des abeilles

Beaucoup de choses à voir, à déguster, à essayer et à vivre lors de la «Magie des abeilles»:

  • colonie d’abeilles dans une vitrine en plexiglas et volière 
  • dĂ©gustation de diffĂ©rents miels
  • cuisine et pâtisserie avec du miel ou de l’hydromel (boisson fermentĂ©e Ă  base de miel)
  • dĂ©gustation de bière, d’eau-de-vie et de whisky au miel
  • fabrication de toiles cirĂ©es
  • cosmĂ©tiques et produits de santĂ© naturels Ă  base de produits apicoles 
  • respirer par l’air des ruches, une thĂ©rapie pour les asthmatiques et la dĂ©sensibilisation
  • jardins amĂ©nagĂ©s de manière naturelle
  • installation et entretien de ruches sauvages 

RĂ©gional, durable et respectueux de l’environnement

Le concept de la «Magie des abeilles» mise particulièrement sur la prĂ©sentation de produits rĂ©gionaux, ce qui est tout Ă  fait dans l’esprit du dĂ©veloppement durable et de la sensibilisation Ă  l’environnement. Les produits rĂ©gionaux se caractĂ©risent en effet par une consommation minimale d’Ă©nergie grise. Leur production, leur transport et leur consommation sur place ont un impact environnemental nettement moins important que les produits qui viennent de loin. Consommer des produits rĂ©gionaux renforce en outre l’Ă©conomie locale et soutient souvent les petites entreprises familiales. 

Vidéo: Journées lucernoises des abeilles

L’idĂ©e d’une extension progressive

Le concept – professionnel – d’un «Congrès pour le renforcement de la chaĂ®ne de crĂ©ation de valeur des abeilles» a pu ĂŞtre rĂ©alisĂ© grâce au soutien financier de la Nouvelle politique rĂ©gionale ainsi qu’Ă  des financements et des prestations propres. Ce concept prĂ©voit un dĂ©veloppement progressif en trois phases. Cette approche permettra d’acquĂ©rir de prĂ©cieuses connaissances et d’amĂ©liorer au fur et Ă  mesure l’organisation de la manifestation. La première phase, mise en Ĺ“uvre avec succès en 2024, comprenait donc l’organisation d’un congrès sur deux journĂ©es. La première journĂ©e s’adressait aux professionnels de la chaĂ®ne de crĂ©ation de valeur, Ă  savoir les apiculteurs, et diffusait des connaissances approfondies Ă  un public de spĂ©cialistes. La deuxième journĂ©e a Ă©tĂ© conçue comme une sorte de festival destinĂ© au grand public.

Favoriser des partenariats locaux

En sus des deux journĂ©es de congrès, il est prĂ©vu d’introduire dans un deuxième temps, une troisième journĂ©e dont le but est de mettre en rĂ©seau l’Ă©conomie rĂ©gionale et privĂ©e avec la cohorte des apiculteurs. Il s’agit donc ici de promouvoir la coopĂ©ration et d’ancrer davantage la chaĂ®ne de crĂ©ation de valeur dans ces groupes cibles, en vue de favoriser la crĂ©ation de partenariats. Cette troisième journĂ©e devrait Ă©galement permettre le dialogue entre les professionnels du domaine et les acteurs politiques. 

La troisième phase comprendra une quatrième journĂ©e, laquelle s’adressera aux enfants et aux Ă©coles. L’objectif est de sensibiliser ces derniers Ă  des thèmes tels que la biodiversitĂ© et le monde des insectes, tout en abordant les notions de durabilitĂ© et de  production rĂ©gionale. Des partenaires seront recherchĂ©s en temps opportun pour participer Ă  l’Ă©laboration de ce format.

«Grâce Ă  la contribution de la NPR, nous avons pu mettre en Ĺ“uvre cette idĂ©e rapidement et avec un haut niveau de qualitĂ©. Une contribution relativement modeste peut avoir un effet de levier important dans ce genre de projet».

Beat Lichtsteiner, chef de projet des Journées lucernoises des abeilles

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